la genÈse du projet

Porté depuis 2023 par des maçon·nes, ingénieur·es et architectes, java! est né de la volonté d’accompagner le développement de la construction terre crue sur le territoire ligérien, à travers la création d’une fabrique mobile innovante, en complément de dispositifs existants.

La Fabrique Terre - Guérande (architectes : Atelier Belenfant Daubas)

Un savoir-faire vernaculaire

La fabrication d’adobes est une pratique ancestrale.

Traditionnellement, elle est moulée (ou non) au sol et séchée à l’air libre. À mi-séchage, l’adobe est positionnée sur le flan pour permettre le séchage complet de la face inférieure. Une fois parfaitement sèche, l’adobe est mise en palette pour son acheminement sur chantier.

Nous sommes allé·es à la rencontre de différentes structures pour faire un état des lieux des pratiques actuelles. L’ensemble des acteur·ices témoignent d’une adaptation de la technique, en fonction de leurs moyens, de cette approche : sur table ou sur palette.

Suite aux différentes visites et entretiens, il apparaît que chaque pratique présente des avantages et des inconvénients. Aucune d’entre elles ne fait l’unanimité.

ANALYSE DES PRATIQUES

Dans le cas du moulage au sol, l’approche la plus simple et la plus économique, les principales remarques portent sur :

  • une posture potentiellement difficile pour certaines personnes

  • le temps et l’usure du corps dans les processus de retournement des adobes et de palettisation

  • le coût élevé d’une location d’espace (surface mobilisée pour le stockage) sur un temps long

Les pratiques dites « sur table » présentent un certain confort de moulage - plan de travail à hauteur de hanche - sans toutefois satisfaire tous les gabarits.

Dans tous les cas, on retrouve la fatigue induite par les étapes de mise sur étagère (séchage) et de palettisation (stockage et transport).

ambitions de java!

À partir des observations issues du diagnostic, nous avons élaboré le cahier des charges suivant :

  • offrir un poste de travail à hauteur variable pour s’adapter à toutes les morphologies

  • limiter le port de charges lourdes

  • optimiser la surface nécessaire pour le séchage des adobes

  • accélérer le temps de séchage

  • limiter le coût foncier d’une production en proposant un outil mobile le plus autonome possible

  • développer un outil simple et Low-Tech pour garantir la possibilité d’appropriation et de réparation à moindre coût par les utilisateur·ices

  • donner la possibilité à chaque structure de pouvoir construire sa propre unité de production

Membres du CTA (Collectif Terre crue d’Armorique), nous défendons des techniques constructives artisanales, faiblement mécanisées et non adjuvantées, dans une visée d’autonomie et d’intensité sociale.